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Interview de Stéphanie Agrain

Bonjour 🙂 Voici l’interview de Stéphanie Agrain, sexothérapeute, accompagnante en Gestion Relatio-émotionnelle, thérapeute en Fleurs de Bach et fondatrice de S.A.R.A.E

Je suis très heureuse de vous partager cette interview, nous avons eu des soucis techniques pour l’enregistrement du son, j’ai pris du temps à le monter mais les informations que Stéphanie a à nous partager sont précieux et intéressants.

Bon visionnage 🙂

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Quand le Slow Food rencontre le Slow Sex !

Et oui le grand jour du dépucelage est arrivé ! J’ai l’honneur de co-animer (bon je vais plus faire l’assistante à l’écoute et m’occuper de l’organisation mais cela suffit pour me mettre en joie) mon premier atelier avec Emmanuelle Duchesne ; Rien que ça. Je suis à la fois bouleversée et excitée car il faut savoir que l’animation d’ateliers de développement personnel est un désirs ardent que j’attise depuis un long moment. Lorsque j’ai créé ce blog j’ai posé l’intention de ne pas rester uniquement dans le virtuel, car faire sauter les barrières et trouver ses propres limites, ça ne se fait pas qu’en lisant des articles (et puis j’aime vraiment les gens). Mais voila, pas toujours facile d’oser, d’avoir confiance en soi et de se sentir légitime. Mais je me sens prête, je vais commencer doucement grâce à l’association érotique aromatique (oui le blog va aussi changer de nom, je voyais trop de gens galérer à l’écrire ou le prononcer) que je viens d’accoucher… la préfecture est en train de traiter le dossier.

Donc voici le premier atelier ! Quand le Slow Sex rencontre le Slow Food.

slowsexslowfood-fb

De toute beauté cette figue en forme de cœur hein ? Car oui, nous allons parler de sexualité en conscience. Point de fornication avec de pauvres fruits et légumes comme peut le suggérer mon affiche non officielle…

slowfood-slowsexC’est drôle mais pas très fin et délicat hein ? J’en profite pour partager le travail de Stephanie Starley qui est à la fois WTF et émoustillants : Elle caresse et doigte des fruits avec une sensualité qui m’émoustille.

Du « fruit porn » pour « personnifier et redonner du pouvoir aux vagins à travers l’humour et l’absurdité, et faire accepter la sexualité féminine au sens large ». Car dans le royaume d’internet, si sexualiser un objet/fruit de forme phallique ne pause pas de problème, il n’en est pas de même avec les vulves. Pareil pour les tétons féminins censurés… alors que les mecs exhibent leurs tétons virils sur les réseaux sociaux sans impunité, ni honte. Donc une artiste qui secoue les normes avec humour, j’aime ça…oh oui !

Bon revenons à notre sublime atelier !!

Si tu as Facebook n’hésite pas à partager l’événement. Sinon tu peux diffuser l’info :

« Avant de mettre la main au slip, mettons la main à la pâte et parlons de sexe !

Samedi 29 Octobre de 14h à 18h pour une exploration du Slow Sex en passant par le Slow Food !

Inscription OBLIGATOIRE, places limitées : envoie un mail à erotiquaromatique@gmail.com avec ton nom, prénom et numéro de téléphone.

Au menu :

Éveil de tous nos sens ..
Ralentir pour mieux sentir ..
Aiguiser nos perceptions ..
Exprimer nos goûts et désirs ..
Observer, écouter ..

Recette :

Simplicité,
Bienveillance,
Non-jugement,
Partage,
Écoute,
Liberté,

Notre proposition :

Une après-midi pour fondre, frémir, bouillir ET apprendre à faire tout cela encore plus tout les jours !!!

Comment :

Après avoir installé un cadre sécurisant permettant l’ouverture dans l’authenticité et la vulnérabilité nous proposerons une alternance de jeux de communication, expériences sensorielles, & gustatives, partages d’expériences et de connaissances venue de l’expérience d’Emmanuelle de la méditation orgasmique.

Où : Chez Divine For Love
21 Rue Pierre de Fermat, 31600 Muret

Quand : Le 29 octobre 2016 de 14h à 18h

Combien :
Contribution libre et consciente, nous vous demanderons de prendre en compte l’achat du ‘matériel’ permettant nos expérimentations, et nous vous partagerons notre temps et argents investis pour rendre cette événement possible.

Renseigements : Emmanuelle 06 64 03 27 36

Inscription : envoie un mail à erotiquaromatique@gmail.com avec ton nom, prénom et numéro de téléphone.

Qu’est-ce que le « Slow Sex »?

“À force d’essayer de rentrer dans le moule on devient tarte.”

C’est la pleine conscience appliqué au sexe, à nos sens, à nos émotions & désirs.
C’est oser être et communiquer ‘vrai’.
C’est changer nos perception et découvrir l’orgasme comme un état et l’amour comme une sensation.
C’est une façon de vivre une sexualité en profondeur, en connexion avec nos vrais désirs, dans le moment présent, et pas seulement dans la génitalité.
C’est sortir de la co-dépendance et tendre vers l’autonomie et l’abondance.
C’est remplacer les buts à atteindre par de la curiosité pour ce qui est présent car :

« Nos objectifs sont déterminés par notre imagination, le connu. Si nous nous libérons de nos objectifs alors nous nous ouvrons à l’infini des possibles. »

Nous partagerons des clés pour une sexualité et des relations éveillées, réveillés, vivifiées et enrichies par l’attention portée sur nos perceptions sensorielles !
En somme, nous vous proposons une révolution avec de nouvelles façons de concevoir les relations, la séduction, la sexualité, l’orgasme et le désir… et pleins d’autres choses encore !!

Un ‘sacré’ chemin initiatique ! Cette demie-journée sera un premier pas et une invitation à continuer.

Qu’est ce que le “Slow Food” ?

C’est une réaction contre les fast food qui standardisent les goûts au mépris de la santé des hommes et de la planète.
C’est la réappropriation des plaisirs de la table avec soi même et les autres.
C’est le partage, la découverte et l’exploration gastronomie.
C’est l’autonomie alimentaire, le respect et la qualité des êtres vivants.
C’est de privilégier la connaissance et l’éducation pour se nourrir en conscience.
C’est ralentir pour mieux se nourrir, sentir et ressentir. « 

Merci et gros Bisous !

 

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Liberty Group : Une révolution Libertine !

Il était une fois… il y ‘a trois ans en fait… deux jeunes parisiens libertins bisexuels qui ne se sentaient pas à leur place dans le monde libertin qui leur était proposé. Car oui, le royaume du libertinage est un monde qui a bien changé, jadis pour les libres penseurs, puis pour les élites, il est maintenant à la mode et attire beaucoup. Sur les sites de rencontres, on y voit de nombreux profils qui cherchent du sexe facile, consommable avec des critères physiques très précis allant jusqu’à la taille du pénis exigé TBM (très bien membré). Mais c’est un monde aussi patriarcal et normé ; certains clubs interdisent aux femmes porter des pantalons et chaussures plates tout en leur offrant l’entrée (si c’est gratuit c’est toi le produit). Au niveau de la sexualité, la bisexualité est accepté (voir plus ou moins obligatoire) pour les femmes alors que pour les hommes c’est plutôt la virilité qui est mise en avant. (D’ailleurs j’ai un super souvenir de papoter joyeusement en sauna avec un ami… en parlant de gode ceinture j’ai fait fuir un homme seul qui nous regardait avec gourmandise).

Résultat, beaucoup de femmes bie passives, d’hommes bi frustrés, peu de réel mélange de corps. Et surtout ..une prolifération de couples dont le « monsieur » met la « madame » en vitrine, se servant d’elle et de sa bisexualité (réelle ou non) pour coucher avec d’autres femmes.

Nos deux jeunes protagonistes ont alors 3 choix, se conformer à un monde dans lequel ils se sentent étriqués par la norme, renoncer à leurs désirs de mélanges de corps ou créer leurs monde. C’est alors qu’armés de leur philosophie qu’ils créèrent leur bulle de plaisir, faite pour s’étirer, accueillir des amis avec convivialité et respect.

Tadaaam … ! liberty-group

Stéphane, le créateur, m’a expliqué qu’il a eu envie de recréer la dynamique des orgies romaines en revenant à la philosophie fondamentale du libertinage. Le groupe c’est avant tout des amis qui se retrouvent, discutent dans la complicité et se mélangent parfois dans la détente, tendresse, simplicité, générosité, respect, humour et luxure. Le mélange des corps ne se soucie pas de la culture, de la richesse et de la couleur de peau, seul le respect, le plaisir et l’amitié les lient.

Plus on est bi, plus on rit

Mais pour garantir cet esprit il faut prendre quelques précautions : les personnes sont recrutées sur le feeling pour être sûr qu’elles adhèrent aux valeurs et sont réellement bisexuelles. Le groupe n’a pas de but commercial et reste un collectif de 150 libertin-e-s.

Autre chose que je trouve absolument formidable et qui me fait vraiment plaisir : Le groupe organise ses apéros/ sauteries/ repas dans des lieux libertins mais pas que ! Dans les lieux non coquins, il permet de sensibiliser et de casser les clichés qu’il y a autour du libertinage. De montrer le fossé entre la réalité et les suppositions souvent glauques que se font certaines personnes permettant d’ouvrir leurs esprits. Non le libertinage ce n’est pas des gang bang, ce n’est pas non plus des pénétrations à foison et des regards vicieux ponctués de « hmmm la salope ».

Car oui, le libertinage peut-être aussi varié que le sont les sexualités des êtres humains. Mais cela est vrai pour la vie. Si tu te sens étriqué par les normes de ton environnement, pas à l’aise dans une vie qui ne te conviens pas, esclave de valeurs qui ne sont pas les tiennes… Tout est possible, le changement est une quête excitante et pleine de sens lorsqu’il est aligné à ce que l’on désire vraiment. Le tout est de sortir de sa zone de confort. Dès lors tu peux vite te rendre compte que tu n’es pas seul et que le monde regorge d’âmes prêtes à vouloir oser d’être pleinement elles-même.

Une leçon de vie donné par un groupe de libertins bisexuels… ça t’épate hein ?

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Confiance en soi & estime de soi dans la sexualité

Illustrations par Alphachanneling

Voila un sujet bien coriace qui me tient à cœur au vu des bonds de géant que j’ai réalisé à ce niveau là. Je suis passée d’une relation amoureuse toxique…où j’avais un rapport sexuel de 3 min par semaine,  sans préliminaire ( à quoi bon puisqu’il existe la salive ) avec un homme qui n’avait de cesse de me répéter que j’étais grosse, moche et bête…. A une relation torride avec Lucien, pleine de désir, d’aventures sexuelles, d’amour, de respect et de papillons dans le ventre.

…Je diverge (dis verge ? ) commençons par définir un peu tout ça….

La confiance en soi, c’est le fait d’évaluer combien je me sens CAPABLE de réaliser quelque chose. Dans notre cas c’est le fait de penser qu’on a les ressources nécessaires au bon déroulement d’un rapport sexuel. Avoir confiance en soi permet d’avoir un sentiment de sécurité qui est important pour atteindre le lâcher prise.

L’estime de soi est, quant à elle, le fait d’auto évaluer nos actes, combien on se considère VALABLE vis à vis d’eux et de nos valeurs. C’est ce sentir fière de soi. Dans notre cas cela se traduit par le fait d’avoir une sexualité en accord avec ses aspirations, ou de ne pas oser par peur. Mais aussi d’être à l’aise avec soi même, de se sentir désirable ou aimable.

Dans les deux cas, le manque de l’un ou de l’autre dans la sexualité permet de l’enflammer ou de l’étouffer, c’est selon les expériences, la façon de voir les rapports sexuels, la confiance en soi et l’estime de soi déjà présentes ou non en nous. Si ces derniers ne sont pas assez là, cela induit des rapports intimes pleins de doutes et de questionnements qui empêchent d’être pleinement présent à l’autre :  » j’ai peur qu’elle trouve ma bite trop petite », « Il faut que je rentre le ventre pour avoir l’air moins grosse » « Prends-elle-il son pied ?? » « Il faut que je la passe jouir à tout prix » » « Il faut que je tienne le plus longtemps possible sinon je serais un mauvais coup » « J’ai les petites lèvres qui dépassent, va-il-elle me trouver monstrueuse ? »

Car oui, ce qui embrouille ta tête vient le plus souvent du culte de la performance et/ou du dictat de la beauté. Sans oublier certaines constructions croyances culturelles limitantes : « si j’assume pleinement mes désirs il-elle va me prendre pour une salope/un pervers ». Bon… disons le, cela s’applique plus aux femmes qu’aux hommes #jenculelepatriarcat #jepissesurlatombedefreud.

C’est bien beau tout ça mais comment on fait pour avoir plus d’estime de soi et de confiance en soi dans la sexualité ?

Dédramatise le cul :

Je peux comprendre que tu te mette la pression pour un rapport sexuel  si tu vis dans une grotte et que tu as l’occasion de sortir ton gourdin une fois tout les 10 ans. Si cela n’est pas ton cas, tu n’as pas à mettre ton honneur en jeu, d’avoir des attentes disproportionnées, de prendre la responsabilité de qui ce vit dans le corps de ton ou ta partenaire. Le sexe est un jeu où tu peux oser, te tromper, en rire, apprendre et recommencer. Tu peux prendre du plaisir ou en donner sans faire de comptes (Tu m’as fait un cuni, je te dois absolument une pipe) (les maths c’est pas érotique). Ce n’est pas un moment lourdingue pleins d’obligations et de stress.

Sors de ta zone de confort, ose, propose et dépasse le scénario répétitif, certes sécurisant mais surtout frustrant.

Quelques astuces :

  • Se faire bander les yeux ou ceux de ton ou ta partenaire  : Ne pas avoir le regard de l’autre permet d’oser plus, et ça décuple les sens ! Tu peux aussi tamiser la lumière avec des bougies.
  • Ose demander lorsque tu donnes, ose dire si tu aimes ou non quand tu reçois. Afin de ne pas laisser tes questionnements et doutes prendre toute la place.
  • Valorise toi : Je suis pourtant une adepte de sortir à l’arrache mais quand je me fais belle je me sens bien. Pas la peine de peindre ton visage avec des couches de maquillage car il est important de se sentir aussi belle au naturel et d’être habitué à un visage sans maquillage. Mais juste de mettre une tenue où tu te sens en valeur et confortable, d’oser se montrer. Ce n’est pas sa perfection qui rend un corps attirant mais sa présence, assumée et valorisée.

Considère ton corps comme un temple, sois en la déesse, le dieu.

Prends en soin, aime le, investis le, fais lui confiance et apporte toi plein d’offrandes; de type nourriture saine, entourage bienveillant, sport, relaxation mais aussi orgasmes a profusion (c’est gratuit en plus). Telle une Divinité s’occupant de son lieu de cul-te, de sa demeure, offre toi des plaisirs solitaires mais aussi choisis avec intuition et patience celles et ceux qui vont pénétrer dans ton temple. Tu ne mérite que respect et le meilleur pour toi. Le corps à une mémoire et enregistre toutes les expériences, bonnes ou mauvaises, plus il  enregistre de bonnes expériences, plus la confiance sexuelle est importante. Il sais donc reconnaître ce qui est bon pour lui. Fais confiance à ton corps ,à ton désir pour avoir confiance. OSE dire NON pour te dire OUI.

Attention au piège de mettre ton estime de toi dans le regard ou désir des autres, en un coup de vent cela peut s’effondrer. J’ai remarqué qu’on est quelques un-e a avoir eu une phase de sexe à profusion, je vois cela comme une transition où il est important de passer de la quantité à la qualité. De se respecter soi et son ou sa partenaire. Mais aussi d’apprendre à laisser tomber son armure pour se construire une solidité intérieure qui laisse place à des rencontres plus authentiques (« un trou est un trou une bite n’a pas d’œil » c’est quand même moyen non ?).

Quelques outils :

  • Se reconnecter à son corps, l’aimer et l’investir par des activités qui ancrent : danse, yoga ou autre activité qui utilise le corps. Quelques exercices d’ancrage permettent d’être à l’écoute de soi même.
  • OMGYes est un site où des femmes expliquent en vidéos des gestes qui amène à l’orgasme. Personnellement je me touche tout le temps de la même manière et je sais que je loupe quelque chose de génial.
  • Suivre une thérapie : Des fois il faut savoir demander de l’aide.

En bref il faut réussir à trouver SON équilibre entre une sexualité légère et une sexualité plus sacrée.

 

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Je rêve…

homme nuages

Je rêve d’une société où le sexe n’est pas quelque chose de sale ou honteux.
Où les femmes sont libres de coucher avec qui elles veulent sans se faire juger.
Où les hommes se lâchent sans être entravés par le poids de leurs performances.
Où l’instinct et les désirs sont plus suivis que la norme.
Où les croyances limitantes explosent dans la douceur.
Où la bienveillance envoie valser les étiquettes et les jugements.
Où tout est possible, rien n’est obligatoire.

Je rêve d’un libertinage qui rêve de mon rêve.
Où le sexe n’est pas un objet de consommation mais un échange d’âmes à âmes.
Où le culte de la performance est oublié pour laisser place à la pleine jouissance de l’instant présent.
Où le coït n’est pas la finalité mais une partie des nombreuses possibilités qu’il est possible d’explorer ou de découvrir à plusieurs.
Où la musique fait frissonner la peau plutôt que de violer les tympans.
Qui n’est pas vu comme une perversion mais comme une liberté individuelle s’exprimant collectivement.
Qui aime prendre le temps pour faire naître les rencontres et les caresses.
Je rêve d’un libertinage qui prend plaisir à philosopher, débattre, remettre en question les normes et les croyances.

 

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Rencontre Polybertine, la première soirée d’erotiquaromatique

affiche polybertin

La première soirée d’erotiquaromatique s’est bien passée malgré son organisation rapide ( 2 semaines). Le thème était « rencontre polybertine : à la croisée des mondes…polyamory et libertinage, ressemblances et différences » et il nous vient d’Olivier, un polybertin dynamique et souriant. Le monde du polyamour me fascine même si avec Lucien nous ne nous sentons pas prêt. Beaucoup de réflexions intéressantes sont abordés dans cette communauté, notamment sur la monogamie et l’hétéronorme.

Nous nous sommes donc donnés rendez-vous devant les Bains de Saint Aubin afin de mettre les tarifs d’entrées en commun par solidarité avec les hommes seuls qui payent beaucoup plus cher. Nous avons été très bien accueilli par le gérant et une pièce dédiée nous a été réservé avec des boissons fraiches à disposition.

Disposés en cercle, nous avons commencé un tour de table pour voir où chacun-e se situaient (même si tout le monde n’a pas été pour se coller une ou plusieurs étiquettes), les polyamoureux étaient présents en nombre. Olivier à commencé par poser les bases du libertinage en remontant dans le temps puis j’ai attaqué mon « exposé » sur le libertinage. J’ai commencé par y décrire le monde du libertinage : les différentes pratiques, car il y a des manières différentes de coquiner en fonction de ses envies et de ses limites. Mais aussi les codes mis en place pour garantir le respect de tout-e-s sans oublier les limites du libertinage qui s’est bien éloigné des libres penseurs du 18ième siècle. Cette première partie a duré longtemps car elle fut entrecoupée de bouts de témoignages, d’approbations, de désapprobations et de précisions de la part des participants. Puis ma deuxième partie que je me suis hâtée de conter (le temps file trop vite !)  portait sur ce que le libertinage m’avait apporté : épanouissement sexuel, confiance en moi, affirmation et connaissance de mes limites mais surtout de mes désirs. Olivier à enchainé en donnant la définition du polyamory (venant de polyamour.info ) et en expliquant comment il était venu à ce mode de vie.

Il y avait beaucoup de polyamoureux avec nous ce soir, certains étaient polybertin ou « libertin à la retraite » et nous ont expliqué qu’ils sont passés par une transition libertine avant de s’autoriser à l’amour multiple.  Cette transition était vu comme très positive mais n’était plus suffisante . Malgré les différences de vécus et de points de vu, un consensus est apparu durant cette rencontre : nous avons le besoin ( ou l’envie très forte) d’avoir des sentiments (amoureux ou non pour certains) pour avoir des relations sexuelles.

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Rencontre avec Emmanuelle Duchesne.

itw emmaunelle

Et voici la toute première interview de notre envoyée spéciale Marie ! Cette première partie donne des clés accélératrices du plaisir (sur la base de l’intensité et non du temps) :

.La deuxième partie explique les différents auto-sabotage qui nous empêchent d’aimer ou de vivre une relation amoureuse sereine :

Des exercices pratiques pour se connecter à son couple, son sexe, son corps :

 

Qu’est ce que le slow sex et la méditation orgasmique ? Sommes-nous vraiment dans une société libérée sexuellement?

Et la dernière vidéos !

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Plaisir solitaire : un délicieux éveil du corps.

Nous unissons nos forces (Lucien et Mélusine) pour composer cet article sur la masturbation. Sujet vaste qui pourrait a lui tout seul composer un livre entier, limite une encyclopédie de la branlette. Saches que pour nous le mot branlette est valable pour l’homme comme pour la femme, le clitoris ayant une érection tout comme le pénis.

Tu ne te branleras point !

Tabou dans certaines sociétés, la branlette peut soit disant rendre sourd, réduire la fertilité voir pire… A elle seule surpassant tout les massacres et génocides de l’humanité. Combien de spermatozoïdes qui ne connaîtrons jamais la course à l’ovule? Et pour les femmes la pression sociale est encore présente malgré une pseudo libération sexuelle.

Pourquoi donc cet interdit et cette pression envers la masturbation ?
Le catholicisme, qui influence encore de nos jours les mentalités, diabolisait le désir et le plaisir car ils représentaient la suprématie de l ‘instinct sur la raison. Le corps nous ramenant a notre animalité a été mis de côté car jugé diabolique, il était vu comme un danger et non une ressource positive. Contrairement aux religions polythéistes ou l’acte sexuel et la sensualité avaient ses propres divinités.
Mais ce n’est pas tout, le fait que nous baignons dans une société patriarcale joue pour beaucoup : la femme est vu comme une poule pondeuse et l’homme comme le seul être pouvant et devant lui donner du plaisir.

La genèse du plaisir solitaire

Moi (Mélusine) et mon sexe, une grande épopée amoureuse qui n’est pas prête de finir. Petite, mes parents ne m’ont pas inculqué la honte de la nudité et mon sexe était un objet d’étude que j’ai déjà observé dans une glace. Je me souviens à la piscine avoir montré aux copines le trou « où y’a les bébés qui sortent ». Mais je ne me touchais pas. Une fois j’ai dormi chez une copine qui se secouait dans le lit d’à coté, elle m’a expliqué vaguement la chose mais je ne comprenais rien. Puis mon rapport au corps c’est violemment détérioré et j’ai ignoré mon sexe : je le voyais comme quelque chose de nébuleux, compliqué et moche. Je me suis touchée pour la première fois à 15 ans car j’avais une copine qui passait des nuits torrides à se frotter avec son polochon et m’a parlé du clitoris. Après des petites recherches sur internet je me suis lancée. Allongé sur mon lit j’ai posé mon doigt sur ce petit bouton et en 5 secondes j’ai eu une décharge de plaisir tellement forte qu’elle frôlait avec la douleur…

Le tout premier orgasme on s’en souvient ! C’est celui qui nous scotche où on a envie de recommencer. Et pour les hommes, à notre puberté où la découverte de la première petite mort nous emplit d’ardeur et de cette fierté adolescente de se dire « ça y est je suis un homme ». Ou l’on s’asticote le manche plusieurs fois par jour, ou la branlette est une pulsion. Où se polir le chinois demande autant de rigueur que de pratiquer son hobby favoris.

Mais attention a ne pas tomber dans le piège de la facilité ; l’utilisation du porno plutôt que de l’imagination amène au culte de la performance, une standardisation des sexes (gros phallus, absence de poils, petites lèvres qui ne dépassent pas …) et des corps ainsi qu’une image de la femme quand même assez dégradante. Mais surtout, en visionnant trop de porno, il y a un gros risque de laisser cette industrie créer un faux repère en donnant une définition et des normes à la sexualité. Or ils doivent être personnels et doivent se construire par nous même. Il y a autant d’êtres humains que de sexualités différentes.

Le pouvoir de l’imagination

Hommes comme femmes le mental prime pour tous ! Que vous ayez besoin d’un support visuel (ou audiovisuel) ou non.
Pour ma part (Lucien) je suis de la génération qui a vécu ses premiers émois avec les pages lingeries des 3 suisses. J’étais même chanceux d’être un enfant de canal plus ayant tout les mois en VHS les premiers samedi du mois ou encore regardant en cachette le platonique film érotique de M6 les dimanches soirs. J’ai du donc utiliser la seule connexion gratuite que j’avais à ma disposition, le disque dur à la capacité infini propre a l’homme ; mon cerveau et son extension que l’on nomme plus communément l’imagination. Et elle peut apporter beaucoup de choses, tout les scénarios possible et inimaginable quand on prends le temps de la nourrir convenablement. Stimuler son imagination, triturer ses méninges est finalement une forme de masturbation cérébrale et elle saura vous le rendre lors de vos têtes à queue avec votre main.

Revenons à nos moutons, saches que le pouvoir du fantasme peut te permettre d’atteindre des décollages orgasmique 5 étoiles. Prends donc le temps, racontes toi un scenarii torride que tes mains soit celle de ton objet fantasmagorique. Que ceux/celles qui ne se sont jamais fait pleurer la veuve ou mouiller la culotte en imaginant une scène torride avec la/les/ils/elles créatures de leurs rêves fassent vœux de chasteté. On connais le couplet du « mais bien sur que je pense à toi quand je me branle mon amour »… Onanisme et monogamie mentale ne font pas souvent bon ménage.

La sexploration, ce n’est un sprint mais une course de fond

Sexplorer c’est prendre le temps de se connaître et de jouer avec son plaisir. Et justement le soucis est que ne prenons pas le temps de la pratiquer avec attention et présence. Nous la cantonnons à un orgasme express, au geste mécanique et frénétique digne des pistons d’un moteur V8.

Mais elle est plus que ça et si on se penche un peu sur le sujet, il est simple de la transformer de simples gribouillis de maternelle à un magnum opus digne des plus grands maîtres. La perfection onaniste demande de la curiosité et l’envie de sexplorer .

Tout d’abord il est dommage de se concentrer uniquement sur l’objet principal de la chose, le sexe que l’on se plaît à astiquer de haut en bas et de bas en haut ou double cliquer frénétiquement sur son petit bouton. Alors qu’il y a foule d’accessoires érogènes qui l’entourent et qu’il est intéressant de découvrir. Toutes zones érogène est exploitables, il suffit de s’y attarder un minimum. Chose importante et on le répète prendre le temps c’est surtout permettre d’accumuler plus d’excitation pour convertir l’orgasme en bombe atomique.

Se toucher est-il égoïste ?

Non, non et encore non ! Bon, déjà ça fait du bien au corps et à la tête de la personne la plus importante de ta vie : toi. Est-ce égoïste de s’occuper de soi ?

La masturbation fait partie de notre jardin secret, elle t’es est propre et tu en as les clefs. Connaître son corps et son plaisir permet de se responsabiliser vis a vis de ses orgasmes car NON ce n’est pas ton partenaire qui va te permettre d’atteindre le nirvana ; lui mettre une telle pression ça c’est égoïste. Il/elle n’a pas a avoir le contrôle total de ce qui se passe dans ton corps.

Il/elle leche/suce mal ? Embrasse comme une limace, ne donne pas les bons coups de reins ? Est trop rapide ? Pas assez sauvage ? Tu crois qu’on est tous/toutes pareil et qu’il y a un mode d’emploi ? Si tu ne lui explique pas comment tu fonctionnes il/elle ne progressera pas. Et si tu ne sais pas comment tu fonctionne ça risque d’être un peu compliqué.

Connaitre son instrument est le plus beau cadeau que tu puisses offrir à ton partenaire. Tu lui offres ton plaisir et ensemble vous allez pouvoir composer une magnifique symphonie qui vous harmonise.