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Baisers magiques !


Si il y a une chose qui me met particulièrement en joie c’est lorsque Lucien se rase. J’ai beau aimer les hommes à barbe, ma peau aime la douceur. Sa bouche devenant subitement aussi suave que celle d’une femme je le lèche du menton aux amygdales, suçotte les lèvres sans répits…enfin jusqu’à la repousse qui transformera la périphérie de sa bouche en spongex.

Mon premier baiser est encore gravé dans ma mémoire. Dans la cours du lycée, j’ai eu l’impression de m’envoler, de mélanger le ciel et la terre. C’est niais, ça ressemble aux sims mais bon…il était doué. Il passait son temps à me rouler des galoches pendant les récrés en faisait virevolter des papillons dans mon ventre ainsi qu’un désir de copuler très intense.

Le baiser c’est l’étincelle qui embrase le désir, ça peut devenir l’introduction essentielle au grand feu d’artifice. Il utilise le goût, l’odorat et le toucher pour réveiller notre corps. Un premier contact où les bouches sont pénétrées par les langues. Avec on peut dévoiler son envie de douceur, sensualité ou de bestialité.

Lors du baiser, notre corps réagit ; avant, pendant le rapprochement le taux de testostérone (nourrit la motivation sexuelle) augmente et pendant il libère l’hormone ocytocine (responsable de l’attachement).
Mais ce n’est pas tout ! Selon Lucy Vincent, neurobiologiste, la salive, grâce aux hormones, enzymes et phéromones indiquent le statut social, l’âge, la fertilité, peut-être même la fidélité d’un individu.  » Pour ouvrir son corps à l’autre, on le laisse fondre dans sa bouche, mélange qui permet aux deux partenaires de se mettre au diapason. Le couple se forme aussi sur des éléments physiques ».
Psychologiquement parlant la bouche est notre toute première zone érogène. Les bébés explorent le monde et l’expérience des plaisirs par la bouche. Adultes le baiser nous sert à faire connaissance et nous rassurer. Mais aussi d’après Ghislaine Paris, médecin et sexologue « en nous conduisant vers les chemins archaïques et pulsionnels d’avant le langage, il nous installe dans un bien-être régressif qui favorise l’état de conscience modifié propice à l’abandon »
Source : Petit éloge de baiser de Psychologies.com

kiss
« Un baiser, mais à tout prendre, qu’est-ce?
Un serment fait d’un peu plus près, une promesse
Plus précise, un aveu qui veut se confirmer,
Un point rose qu’on met sur l’i du verbe aimer;
C’est un secret qui prend la bouche pour oreille,
Un instant d’infini qui fait un bruit d’abeille,
Une communion ayant un goût de fleur,
Une façon d’un peu se respirer le coeur,
Et d’un peu se goûter, au bord des lèvres, l’âme! »
Cyrano de Bergerac

Les baisers c’est magique ! Il y a tellement de manières différentes d’embrasser. Tu peux t’inspirer du Kamasutra  qui a fait une typologie des baisers amoureux !

Le baiser divin : connexion entre deux l’Êtres

Il est divin car il sacralise le baiser. Il te connecte profondément à toi et ton partenaire tout en vous fusionnant l’un à l’autre. À deux ne devenez qu’Un avec l’Univers, reliés à tous les êtres; vibrant à l’unisson de la même énergie.

Pour cela il est important est de se mettre en pleine conscience : place ton attention dans l’acte lui même, le contact entre vos deux bouches. Qu’est ce qui se passe dans ton corps ? Le sens-tu vibrer ou traversé par des vagues ? Puis laisses-toi aller, abandonnes-toi dans ton désir tout en te nourrissant de celui que tu embrasses. Passes les rênes à ton instinct, il sait comment embrasser, tu n’as pas besoin de ton intellect. Fais taire  la cacophonie de tes pensées; elles parasitent l’ici et le maintenant.

Un doux baiser tu le vis comme un rêve mais il peut vite se transformer en cauchemar assassinant ton désir naissant : fort afflux de bave, coup de langues frénétiques qui donnent l’impression de chercher les amygdales, dents qui s’entrechoquent. Tu reprends ton souffle en essuyant sa salive qui t’entoure ta bouche et deux choix logiques s’impose à toi : soit tu fuis, sois tu lui apprends. Ne subis surtout pas la galoche de « la limasse sous coke », jamais.

Dans notre épopée libertine nous sommes tombé sur un couple qui n’embrassait pas, c’est leur droit mais pour nous : une partouze sans bisous c’est comme un été sans soleil, nous avons préféré leur dire au-revoir et ajuster notre boussole !

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Comment vivre une relation amoureuse sereine ?

Ce sujet, peut être trop ambitieux, à plusieurs réponses, plusieurs approches que j’aimerai retranscrire. Dans cet article la réponse me vient d’Eckart Tolle dans l’ouvrage « Le pouvoir de l’instant présent » qui m’a sortie d’un brouillard émotionnel. J’ai envie d’aborder le sujet de l’amour car il est très lié au sexe. Même si on peut les séparer, le sexe a une grosse influence sur l’amour et vice et versa. C’est chimique : phéromones, phényléthylamine ou ocytocine te « manipulent » !

Dans cet ouvrage, Eckart Tolle explique que nous nous identifions à tord au mental, cette petite voix cet incessant bruit de pensées continues avec lequel tu réfléchis, anticipes le futur et ressasses le passé. Ce mental s’interpose entre notre « moi profond » et notre véritable essence. Afin que tu reste identifié à lui, il crée un écran opaque de concepts, d’étiquettes, d’images, de mots, de jugements et de définitions. Mais aussi, il fuit toute connexion avec le moment présent, ce moment où tu te retrouves avec ton toi. Tu as déjà pensé a ta liste de course pendant le sexe ? c’est le mental ! Après ne diabolise pas le mental, il est très utile pour réfléchir, résoudre, planifier…cependant il est encombrant et veut être calife à la place de calife (toi).

L’amour, entre passion et haine.

Donc parlons d’amour ! Celui qui fait virevolter des papillons dans ton ventre, qui dessine un sourire niais sur ton visage hébété.

Mais je vais commencer par parler de celui qui s’effrite dans les larmes, qui te donne cette illusion de bonheur qui va, se brise en éparpillant de la souffrance. Celui qui rend accroc, passionnel et destructeur. On s’aime à la folie, on se déchire dans les cris et les crises jusqu’à épuisement.. ce schéma, on le connait plus ou moins tous.

Le positif et le négatif dans un couple témoignent d’un dysfonctionnement, les repérer, les analyser est source d’évolution :

Commençons par le négatif qui se traduit par la possessivité, la jalousie, le contrôle, la fermeture, les ressentiments non exprimés, le besoin d’avoir raison, l’insensibilité, la  préoccupation excessive de soi, l’exigence, la manipulation emotionnelle, le besoin de tenir tête, de critiquer, de juger, de blâmer, d’attaquer. La colère, la revanche et l’inconscience dans le sens de ne pas être présent et de se laisser emporter par les émotions contribuent également au négatif.

Le positif se manifeste par l’amour du partenaire bien-sûr, le sentiment d’être intensément vivant, que ton existence devient satisfaisante car l’autre a besoin de toi, l’impression d’être quelqu’un de spécial, de se sentir complet ensemble, que le reste du monde est insignifiant, que l’autre est un besoin, une drogue.

Mais…ce positif ne représente pas l’Amour justement ? Non c’est de la dépendance affective. Les positifs alterneront toujours avec les négatifs ; Eckart Tolle explique que cette polarité passion/haine est obligatoire car ils sont mutuellement dépendant l’un de l’autre : le positif comporte du négatif non manifesté. Le véritable amour n’a pas ces opposés car il prend sa source au delà du mental, c’est un état vécu continuellement.

Mais alors, pourquoi ce modèle amoureux qui procure de la dépendance affective est recherché par tous ?

Parce que nous laissons le mental contrôler notre vie et nos relations amoureuses, ce qui ne fait pas partie de ses compétences. Il cherche de nouvelles choses auquels s’identifier pour exister et les relations de dépendances affectives sont parfaites pour ça : le centre de ton monde n’est pas en toi et tu y défini ton identité. Ainsi, on ne considère pas le salut (satisfaction, paix et vie dans la plénitude) ici et maintenant mais dans le le futur « je ne serait heureux-se/ entier-ère que lorsque je trouverai l’amour ». Le bonheur ne peut qu’être en vous, ici et maintenant, pas dans un hypothétique prince charmant Aimes-toi avant d’aimer l’autre. Mais ce n’est pas tout, la peur de la solitude (être face a face avec soi même) et les souffrances passés accumulées ( le corps de souffrance) jouent un rôle dans nos comportements amoureux et un partenaire qui n’a pas toujours les comportements qui les comblent…on voit alors l’autre comme à l’origine de ces sentiments.

Comment avoir une relation plus éclairée ?

Soi présent-e, ici et maintenant. Pour ne plus te laisser contrôler par le mental et le corps de souffrance, ne plus se définir par eux et être dans l’inconscience. Pour cela il y a plusieurs techniques, la méditation, les actes réalisés en pleine présence (par exemple marche en te concentrant sur les sensation du sols sur la plante des pieds) et en couple il y a la sexualité consciente, le tantra, le slow sex… Mais aussi le fait de devenir, de se sentir observateur du mental permet de prendre du recul vis a vis de lui et de se dés-identifier.

L’Amour est en toi et ne dépend pas d’un autre. Il a différentes intensités entre ta mère, tes potes, ton partenaire, le mec qui est a ta droite dans le train etc. Ce qui fait le degré d’intensité est la capacité d’une autre personne a refléter l’amour qui est déjà en toi.

Analyse tes comportements qu’ils soient positifs ou négatifs, pour voir les scénarios mentaux qui se répètent. Chaque crises est une occasion de travailler sur soi, n’oublie pas l’effet miroir : je n’identifie chez l’autre que ce qu’il y a en moi. Il faut accepter cette crise à la place de s’échapper, coopérer au lieu d’éviter les relations en reconnaissant les faits propres à la situation. En niant les faits tu te fermes a la communication et au changement.

Accepte l’autre, totalement. Es tu amoureux-se de lui-elle ou du modèle de perfection que tu essaye de lui coller ? On ne modèle pas son-sa partenaire comme de l’argile. Arrête de te juger toi et ton-ta partenaire. Le jugement est crée par le mental et est donc une inconscience. Sois plutôt celui ou celle qui reconnait plutôt que celui qui juge et réagit. « Au lieu de se battre contre l’obscurité, crée la lumière. »

Communique, utilise la communication non-violente et/ou aménage un espace de discussion bienveillante où vous pouvez vous exprimer dans la bienveillance et l’amour.  Exprime tes pensés, sentiments et réaction quand ils se présentent à toi, ne les accumule pas, ça explose. Ne culpabilise pas avec des reproches qui vont fermer l’autre à la communication. Écoute l’autre, fais lui de la place.

Voila c’est tout et c’est déjà beaucoup. Je te laisse avec le Gugus de la Communication Non-Violente, ça peut toujours servir ! Bisous