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Confiance en soi & estime de soi dans la sexualité

Illustrations par Alphachanneling

Voila un sujet bien coriace qui me tient à cœur au vu des bonds de géant que j’ai réalisé à ce niveau là. Je suis passée d’une relation amoureuse toxique…où j’avais un rapport sexuel de 3 min par semaine,  sans préliminaire ( à quoi bon puisqu’il existe la salive ) avec un homme qui n’avait de cesse de me répéter que j’étais grosse, moche et bête…. A une relation torride avec Lucien, pleine de désir, d’aventures sexuelles, d’amour, de respect et de papillons dans le ventre.

…Je diverge (dis verge ? ) commençons par définir un peu tout ça….

La confiance en soi, c’est le fait d’évaluer combien je me sens CAPABLE de réaliser quelque chose. Dans notre cas c’est le fait de penser qu’on a les ressources nécessaires au bon déroulement d’un rapport sexuel. Avoir confiance en soi permet d’avoir un sentiment de sécurité qui est important pour atteindre le lâcher prise.

L’estime de soi est, quant à elle, le fait d’auto évaluer nos actes, combien on se considère VALABLE vis à vis d’eux et de nos valeurs. C’est ce sentir fière de soi. Dans notre cas cela se traduit par le fait d’avoir une sexualité en accord avec ses aspirations, ou de ne pas oser par peur. Mais aussi d’être à l’aise avec soi même, de se sentir désirable ou aimable.

Dans les deux cas, le manque de l’un ou de l’autre dans la sexualité permet de l’enflammer ou de l’étouffer, c’est selon les expériences, la façon de voir les rapports sexuels, la confiance en soi et l’estime de soi déjà présentes ou non en nous. Si ces derniers ne sont pas assez là, cela induit des rapports intimes pleins de doutes et de questionnements qui empêchent d’être pleinement présent à l’autre :  » j’ai peur qu’elle trouve ma bite trop petite », « Il faut que je rentre le ventre pour avoir l’air moins grosse » « Prends-elle-il son pied ?? » « Il faut que je la passe jouir à tout prix » » « Il faut que je tienne le plus longtemps possible sinon je serais un mauvais coup » « J’ai les petites lèvres qui dépassent, va-il-elle me trouver monstrueuse ? »

Car oui, ce qui embrouille ta tête vient le plus souvent du culte de la performance et/ou du dictat de la beauté. Sans oublier certaines constructions croyances culturelles limitantes : « si j’assume pleinement mes désirs il-elle va me prendre pour une salope/un pervers ». Bon… disons le, cela s’applique plus aux femmes qu’aux hommes #jenculelepatriarcat #jepissesurlatombedefreud.

C’est bien beau tout ça mais comment on fait pour avoir plus d’estime de soi et de confiance en soi dans la sexualité ?

Dédramatise le cul :

Je peux comprendre que tu te mette la pression pour un rapport sexuel  si tu vis dans une grotte et que tu as l’occasion de sortir ton gourdin une fois tout les 10 ans. Si cela n’est pas ton cas, tu n’as pas à mettre ton honneur en jeu, d’avoir des attentes disproportionnées, de prendre la responsabilité de qui ce vit dans le corps de ton ou ta partenaire. Le sexe est un jeu où tu peux oser, te tromper, en rire, apprendre et recommencer. Tu peux prendre du plaisir ou en donner sans faire de comptes (Tu m’as fait un cuni, je te dois absolument une pipe) (les maths c’est pas érotique). Ce n’est pas un moment lourdingue pleins d’obligations et de stress.

Sors de ta zone de confort, ose, propose et dépasse le scénario répétitif, certes sécurisant mais surtout frustrant.

Quelques astuces :

  • Se faire bander les yeux ou ceux de ton ou ta partenaire  : Ne pas avoir le regard de l’autre permet d’oser plus, et ça décuple les sens ! Tu peux aussi tamiser la lumière avec des bougies.
  • Ose demander lorsque tu donnes, ose dire si tu aimes ou non quand tu reçois. Afin de ne pas laisser tes questionnements et doutes prendre toute la place.
  • Valorise toi : Je suis pourtant une adepte de sortir à l’arrache mais quand je me fais belle je me sens bien. Pas la peine de peindre ton visage avec des couches de maquillage car il est important de se sentir aussi belle au naturel et d’être habitué à un visage sans maquillage. Mais juste de mettre une tenue où tu te sens en valeur et confortable, d’oser se montrer. Ce n’est pas sa perfection qui rend un corps attirant mais sa présence, assumée et valorisée.

Considère ton corps comme un temple, sois en la déesse, le dieu.

Prends en soin, aime le, investis le, fais lui confiance et apporte toi plein d’offrandes; de type nourriture saine, entourage bienveillant, sport, relaxation mais aussi orgasmes a profusion (c’est gratuit en plus). Telle une Divinité s’occupant de son lieu de cul-te, de sa demeure, offre toi des plaisirs solitaires mais aussi choisis avec intuition et patience celles et ceux qui vont pénétrer dans ton temple. Tu ne mérite que respect et le meilleur pour toi. Le corps à une mémoire et enregistre toutes les expériences, bonnes ou mauvaises, plus il  enregistre de bonnes expériences, plus la confiance sexuelle est importante. Il sais donc reconnaître ce qui est bon pour lui. Fais confiance à ton corps ,à ton désir pour avoir confiance. OSE dire NON pour te dire OUI.

Attention au piège de mettre ton estime de toi dans le regard ou désir des autres, en un coup de vent cela peut s’effondrer. J’ai remarqué qu’on est quelques un-e a avoir eu une phase de sexe à profusion, je vois cela comme une transition où il est important de passer de la quantité à la qualité. De se respecter soi et son ou sa partenaire. Mais aussi d’apprendre à laisser tomber son armure pour se construire une solidité intérieure qui laisse place à des rencontres plus authentiques (« un trou est un trou une bite n’a pas d’œil » c’est quand même moyen non ?).

Quelques outils :

  • Se reconnecter à son corps, l’aimer et l’investir par des activités qui ancrent : danse, yoga ou autre activité qui utilise le corps. Quelques exercices d’ancrage permettent d’être à l’écoute de soi même.
  • OMGYes est un site où des femmes expliquent en vidéos des gestes qui amène à l’orgasme. Personnellement je me touche tout le temps de la même manière et je sais que je loupe quelque chose de génial.
  • Suivre une thérapie : Des fois il faut savoir demander de l’aide.

En bref il faut réussir à trouver SON équilibre entre une sexualité légère et une sexualité plus sacrée.

 

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Masculinité et lâcher prise

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Ne pleure pas sois un homme… Cette rengaine on l’entends régulièrement dans notre société aux relents paternalistes. Parce-que laisser couler nos émotions serait interdit à la gent masculine. Être un homme sous entendrait de devoir tout intérioriser ? Foutaise selon ma propre expérience, garder un mal être sans lui laisser le loisir de sortir ne peut emmener qu’à l’implosion.

Depuis que je suis enfant, j’ai toujours été une vraie madeleine. Jusqu’à mon adolescence il m’arrivait de pleurer sur le coup du stress, de la joie. La sensibilité on me l’a souvent reproché avec son lot d’insultes homophobes ou misogynes. Pourquoi laisser ses émotions parler devraient être réservé aux femmes ou aux gays si on suit le standard sociétal. Aux contraire, ça soulage quand c’est pour laisser les émotions négatives s’estomper et c’est orgasmique quand se sont les émotions positives. Il suffit juste d’apprendre a les maîtriser, à ne pas les laisser nous dominer. Avec du travail sur sois on peut même arriver à en faire une force. Et ce n’est pas parce que j’aime laisser ma sensibilité s’exprimer que je ne m’en sens pas moins homme, avec son lot de virilité ; je pense seulement que tout homme a sa part de féminité et vice versa .

Cela en va de même pour la sexualité, le mâle viril qui en plein acte se doit d’être muet comme une tombe. Uniquement concentré sur l’orgasme qu’il doit donner à sa partenaire. Comme un devoir sacrifiant son propre plaisir sur l’autel de la performance… Et bien pour ma part j’emmerde toutes ces idées préconçues. J’aime me laisser aller, gémir, hurler, spasmer, sursauter être l’objet de ma partenaire. Profiter du moment dans un laisser aller total, ce qui permet de tutoyer des orgasme cosmiques, la laissant s’abreuver de mon propre plaisir sans me poser ses questions que le culte de la performance pourrait parasiter. Et même au moment où la jouissance me percute comme une souris blindé entre les yeux d’un éléphant je ne suis pas muet comme une tombe. Je peux produire autant de décibels que le bouquet final d’un feu d’artifice. Avec sincérité car lorsque le plaisir est au rendez-vous c’est sans artifice que je m’exprime. Et une chose à dire c’est que c’est le plus beau cadeau qu’un homme puisse offrir à sa partenaire. Un bouquet gesticulatoire et sonore n’apportant qu’un gain de confiance et occultant la sempiternelle question du : « c’est bien ce que je lui fais ? ». Point d’obligation de parole pour guider quand on laisse notre corps parler à la place de notre pensée. Ceci est tout aussi valable pour vous mesdames, laissez exprimer votre sensibilité, plongez vous dans le lâchez prise. Mais quand on reçois il faut savoir aussi donner, jouer avec le plaisir de l’autre comme il a su jouer avec le votre . La sexualité est une dualité, une réciprocité le tout saupoudré d’une bonne dose de communication . Comme un instrument de musique, on ne deviens par virtuose en une seule fois et sans professeur pour nous guider et corriger les erreurs .

Savoir donner c’est important, mais se laisser aller en se laissant faire c’est se préparer à un véritable décollage en orbite, exprimez votre plaisir ne restez pas muet comme une carpe. Votre partenaire vous en remerciera les gémissements étant un véritable phare dans la tempête du plaisir afin de faire escale au port de l’orgasme. Mais surtout videz vous la tête, focalisez vous sur votre plaisir, mettez de côté toutes ces pensée parasites qui ne feront qu’obstacle aux vagues de plaisirs qui vous envahissent. Et messieurs le plus important, si l’orgasme arrive ne cherchez pas à le dominer laissez le venir, ou laissez votre partenaire s’amuser avec. Stopper afin de vous frustrer, histoire de remplir votre cruche jusqu’à ras bord, votre orgasme ne sera pas là simple goutte d’eau qui déborde mais un véritable geyser orgasmique !

L’homme n’est pas que virilité, ce paternalisme et le culte de la pornographie n’a que trop limité le rôle du mâle à la performance et au contrôle. La parité se retrouve aussi au lit, ou les partenaire on tout les deux le même rôle, se donner du plaisir avec la complicité de l’autre tout en sachant rendre la pareille. Cette communication et cette complicité est tout autant primordiale pour le couple dans son quotidien en général. On s’appartient avant tout, l’autre est une épaule et non une béquille.

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Plaisir solitaire : un délicieux éveil du corps.

Nous unissons nos forces (Lucien et Mélusine) pour composer cet article sur la masturbation. Sujet vaste qui pourrait a lui tout seul composer un livre entier, limite une encyclopédie de la branlette. Saches que pour nous le mot branlette est valable pour l’homme comme pour la femme, le clitoris ayant une érection tout comme le pénis.

Tu ne te branleras point !

Tabou dans certaines sociétés, la branlette peut soit disant rendre sourd, réduire la fertilité voir pire… A elle seule surpassant tout les massacres et génocides de l’humanité. Combien de spermatozoïdes qui ne connaîtrons jamais la course à l’ovule? Et pour les femmes la pression sociale est encore présente malgré une pseudo libération sexuelle.

Pourquoi donc cet interdit et cette pression envers la masturbation ?
Le catholicisme, qui influence encore de nos jours les mentalités, diabolisait le désir et le plaisir car ils représentaient la suprématie de l ‘instinct sur la raison. Le corps nous ramenant a notre animalité a été mis de côté car jugé diabolique, il était vu comme un danger et non une ressource positive. Contrairement aux religions polythéistes ou l’acte sexuel et la sensualité avaient ses propres divinités.
Mais ce n’est pas tout, le fait que nous baignons dans une société patriarcale joue pour beaucoup : la femme est vu comme une poule pondeuse et l’homme comme le seul être pouvant et devant lui donner du plaisir.

La genèse du plaisir solitaire

Moi (Mélusine) et mon sexe, une grande épopée amoureuse qui n’est pas prête de finir. Petite, mes parents ne m’ont pas inculqué la honte de la nudité et mon sexe était un objet d’étude que j’ai déjà observé dans une glace. Je me souviens à la piscine avoir montré aux copines le trou « où y’a les bébés qui sortent ». Mais je ne me touchais pas. Une fois j’ai dormi chez une copine qui se secouait dans le lit d’à coté, elle m’a expliqué vaguement la chose mais je ne comprenais rien. Puis mon rapport au corps c’est violemment détérioré et j’ai ignoré mon sexe : je le voyais comme quelque chose de nébuleux, compliqué et moche. Je me suis touchée pour la première fois à 15 ans car j’avais une copine qui passait des nuits torrides à se frotter avec son polochon et m’a parlé du clitoris. Après des petites recherches sur internet je me suis lancée. Allongé sur mon lit j’ai posé mon doigt sur ce petit bouton et en 5 secondes j’ai eu une décharge de plaisir tellement forte qu’elle frôlait avec la douleur…

Le tout premier orgasme on s’en souvient ! C’est celui qui nous scotche où on a envie de recommencer. Et pour les hommes, à notre puberté où la découverte de la première petite mort nous emplit d’ardeur et de cette fierté adolescente de se dire « ça y est je suis un homme ». Ou l’on s’asticote le manche plusieurs fois par jour, ou la branlette est une pulsion. Où se polir le chinois demande autant de rigueur que de pratiquer son hobby favoris.

Mais attention a ne pas tomber dans le piège de la facilité ; l’utilisation du porno plutôt que de l’imagination amène au culte de la performance, une standardisation des sexes (gros phallus, absence de poils, petites lèvres qui ne dépassent pas …) et des corps ainsi qu’une image de la femme quand même assez dégradante. Mais surtout, en visionnant trop de porno, il y a un gros risque de laisser cette industrie créer un faux repère en donnant une définition et des normes à la sexualité. Or ils doivent être personnels et doivent se construire par nous même. Il y a autant d’êtres humains que de sexualités différentes.

Le pouvoir de l’imagination

Hommes comme femmes le mental prime pour tous ! Que vous ayez besoin d’un support visuel (ou audiovisuel) ou non.
Pour ma part (Lucien) je suis de la génération qui a vécu ses premiers émois avec les pages lingeries des 3 suisses. J’étais même chanceux d’être un enfant de canal plus ayant tout les mois en VHS les premiers samedi du mois ou encore regardant en cachette le platonique film érotique de M6 les dimanches soirs. J’ai du donc utiliser la seule connexion gratuite que j’avais à ma disposition, le disque dur à la capacité infini propre a l’homme ; mon cerveau et son extension que l’on nomme plus communément l’imagination. Et elle peut apporter beaucoup de choses, tout les scénarios possible et inimaginable quand on prends le temps de la nourrir convenablement. Stimuler son imagination, triturer ses méninges est finalement une forme de masturbation cérébrale et elle saura vous le rendre lors de vos têtes à queue avec votre main.

Revenons à nos moutons, saches que le pouvoir du fantasme peut te permettre d’atteindre des décollages orgasmique 5 étoiles. Prends donc le temps, racontes toi un scenarii torride que tes mains soit celle de ton objet fantasmagorique. Que ceux/celles qui ne se sont jamais fait pleurer la veuve ou mouiller la culotte en imaginant une scène torride avec la/les/ils/elles créatures de leurs rêves fassent vœux de chasteté. On connais le couplet du « mais bien sur que je pense à toi quand je me branle mon amour »… Onanisme et monogamie mentale ne font pas souvent bon ménage.

La sexploration, ce n’est un sprint mais une course de fond

Sexplorer c’est prendre le temps de se connaître et de jouer avec son plaisir. Et justement le soucis est que ne prenons pas le temps de la pratiquer avec attention et présence. Nous la cantonnons à un orgasme express, au geste mécanique et frénétique digne des pistons d’un moteur V8.

Mais elle est plus que ça et si on se penche un peu sur le sujet, il est simple de la transformer de simples gribouillis de maternelle à un magnum opus digne des plus grands maîtres. La perfection onaniste demande de la curiosité et l’envie de sexplorer .

Tout d’abord il est dommage de se concentrer uniquement sur l’objet principal de la chose, le sexe que l’on se plaît à astiquer de haut en bas et de bas en haut ou double cliquer frénétiquement sur son petit bouton. Alors qu’il y a foule d’accessoires érogènes qui l’entourent et qu’il est intéressant de découvrir. Toutes zones érogène est exploitables, il suffit de s’y attarder un minimum. Chose importante et on le répète prendre le temps c’est surtout permettre d’accumuler plus d’excitation pour convertir l’orgasme en bombe atomique.

Se toucher est-il égoïste ?

Non, non et encore non ! Bon, déjà ça fait du bien au corps et à la tête de la personne la plus importante de ta vie : toi. Est-ce égoïste de s’occuper de soi ?

La masturbation fait partie de notre jardin secret, elle t’es est propre et tu en as les clefs. Connaître son corps et son plaisir permet de se responsabiliser vis a vis de ses orgasmes car NON ce n’est pas ton partenaire qui va te permettre d’atteindre le nirvana ; lui mettre une telle pression ça c’est égoïste. Il/elle n’a pas a avoir le contrôle total de ce qui se passe dans ton corps.

Il/elle leche/suce mal ? Embrasse comme une limace, ne donne pas les bons coups de reins ? Est trop rapide ? Pas assez sauvage ? Tu crois qu’on est tous/toutes pareil et qu’il y a un mode d’emploi ? Si tu ne lui explique pas comment tu fonctionnes il/elle ne progressera pas. Et si tu ne sais pas comment tu fonctionne ça risque d’être un peu compliqué.

Connaitre son instrument est le plus beau cadeau que tu puisses offrir à ton partenaire. Tu lui offres ton plaisir et ensemble vous allez pouvoir composer une magnifique symphonie qui vous harmonise.

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Baisers magiques !


Si il y a une chose qui me met particulièrement en joie c’est lorsque Lucien se rase. J’ai beau aimer les hommes à barbe, ma peau aime la douceur. Sa bouche devenant subitement aussi suave que celle d’une femme je le lèche du menton aux amygdales, suçotte les lèvres sans répits…enfin jusqu’à la repousse qui transformera la périphérie de sa bouche en spongex.

Mon premier baiser est encore gravé dans ma mémoire. Dans la cours du lycée, j’ai eu l’impression de m’envoler, de mélanger le ciel et la terre. C’est niais, ça ressemble aux sims mais bon…il était doué. Il passait son temps à me rouler des galoches pendant les récrés en faisait virevolter des papillons dans mon ventre ainsi qu’un désir de copuler très intense.

Le baiser c’est l’étincelle qui embrase le désir, ça peut devenir l’introduction essentielle au grand feu d’artifice. Il utilise le goût, l’odorat et le toucher pour réveiller notre corps. Un premier contact où les bouches sont pénétrées par les langues. Avec on peut dévoiler son envie de douceur, sensualité ou de bestialité.

Lors du baiser, notre corps réagit ; avant, pendant le rapprochement le taux de testostérone (nourrit la motivation sexuelle) augmente et pendant il libère l’hormone ocytocine (responsable de l’attachement).
Mais ce n’est pas tout ! Selon Lucy Vincent, neurobiologiste, la salive, grâce aux hormones, enzymes et phéromones indiquent le statut social, l’âge, la fertilité, peut-être même la fidélité d’un individu.  » Pour ouvrir son corps à l’autre, on le laisse fondre dans sa bouche, mélange qui permet aux deux partenaires de se mettre au diapason. Le couple se forme aussi sur des éléments physiques ».
Psychologiquement parlant la bouche est notre toute première zone érogène. Les bébés explorent le monde et l’expérience des plaisirs par la bouche. Adultes le baiser nous sert à faire connaissance et nous rassurer. Mais aussi d’après Ghislaine Paris, médecin et sexologue « en nous conduisant vers les chemins archaïques et pulsionnels d’avant le langage, il nous installe dans un bien-être régressif qui favorise l’état de conscience modifié propice à l’abandon »
Source : Petit éloge de baiser de Psychologies.com

kiss
« Un baiser, mais à tout prendre, qu’est-ce?
Un serment fait d’un peu plus près, une promesse
Plus précise, un aveu qui veut se confirmer,
Un point rose qu’on met sur l’i du verbe aimer;
C’est un secret qui prend la bouche pour oreille,
Un instant d’infini qui fait un bruit d’abeille,
Une communion ayant un goût de fleur,
Une façon d’un peu se respirer le coeur,
Et d’un peu se goûter, au bord des lèvres, l’âme! »
Cyrano de Bergerac

Les baisers c’est magique ! Il y a tellement de manières différentes d’embrasser. Tu peux t’inspirer du Kamasutra  qui a fait une typologie des baisers amoureux !

Le baiser divin : connexion entre deux l’Êtres

Il est divin car il sacralise le baiser. Il te connecte profondément à toi et ton partenaire tout en vous fusionnant l’un à l’autre. À deux ne devenez qu’Un avec l’Univers, reliés à tous les êtres; vibrant à l’unisson de la même énergie.

Pour cela il est important est de se mettre en pleine conscience : place ton attention dans l’acte lui même, le contact entre vos deux bouches. Qu’est ce qui se passe dans ton corps ? Le sens-tu vibrer ou traversé par des vagues ? Puis laisses-toi aller, abandonnes-toi dans ton désir tout en te nourrissant de celui que tu embrasses. Passes les rênes à ton instinct, il sait comment embrasser, tu n’as pas besoin de ton intellect. Fais taire  la cacophonie de tes pensées; elles parasitent l’ici et le maintenant.

Un doux baiser tu le vis comme un rêve mais il peut vite se transformer en cauchemar assassinant ton désir naissant : fort afflux de bave, coup de langues frénétiques qui donnent l’impression de chercher les amygdales, dents qui s’entrechoquent. Tu reprends ton souffle en essuyant sa salive qui t’entoure ta bouche et deux choix logiques s’impose à toi : soit tu fuis, sois tu lui apprends. Ne subis surtout pas la galoche de « la limasse sous coke », jamais.

Dans notre épopée libertine nous sommes tombé sur un couple qui n’embrassait pas, c’est leur droit mais pour nous : une partouze sans bisous c’est comme un été sans soleil, nous avons préféré leur dire au-revoir et ajuster notre boussole !

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Les Libertins sont-ils modernes ?

« je ne peux pas te comprendre, je suis vieux jeu » est une phrase entendue de la part de plusieurs femmes au sujet de ma démarche libertine. Une d’elle considérait que j’étais moderne et elle classique et…romantique. Bon déjà cette déclaration sens le préjugé a plein nez. Romantique et niais nous le sommes, notre vie est rythmé par  boulot, dodo, petits plats de légumes cuisinés avec amour, sorties entre amis et…de temps en temps un petit plan à 4 nous émoustille. Non, nous ne sommes pas des partouzeurs frénétiques, enchainant gang bang et orgies sans répit et notre vie ne ressemble pas à un film porno.

C’est quoi la différence entre classique et moderne ?

Sans parler de couple ou de sexe le classique est soumis un ensemble de valeurs et de critères qui constituent un modèle à suivre dans le domaine de l’art en particulier. Mais aussi appartient à la tradition ,le moderne se démarque du classique car il brise les codes traditionnels.

Et dans les relations amoureuses et la sexualité ?

Le libertinage peut être vu comme moderne car « le libertin est celui qui remet en cause les dogmes établis, c’est un libre penseur (ou libertin d’esprit) dans la mesure où il est affranchi, en particulier, de la métaphysique et de l’éthique religieuse ». En fait, le libertinage était moderne, mais étant devenue un monde à part, des codes et normes se sont établies. Je vous conseille l’article « Sexualité et Logiciel Libre » qui montre les limites du Libertinage en le comparant au Polyamour sous l’angle de sa vision du monde libre.

Non, un couple libertin n’est pas forcement moderne, il l’est lorsqu’il se sent libre de faire se qu’il veut sans être entravé par les dictats sociaux et moraux préhistoriques. La communication et la sensibilité se libèrent. Les hommes essaient la stimulation prostatique. On assiste aussi à une farandole de nouveaux termes qui désignent des identités sexuelles et de genres qui s’adaptent à l’extraordinaire diversité de l’humain.

Les esprits s’ouvrent dans le sexe et les relations amoureuses et ça c’est moderne !

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6 conseils pour débuter dans le libertinage en couple (avec des bouts de témoignages dedans)

6 conseils

1. Introspection de soi et de son couple pour connaître les motivations et les désirs.

Commencez par vous poser les questions suivantes chacun de votre côté :

Pourquoi je souhaite commencer le libertinage ?
Comment je conçois l’esprit libertin ?
Qu’est ce que je m’imagine vivre avec l’expérience du libertinage ? Comment j’aime faire l’amour ?

Et enfin partagez vos réponses unes à unes pour voir les similitudes ou les différences.

2. Établir ses propres règles.

Les similitudes ou les différences permettent de déterminer ensemble ce que vous désirez, ou pas. Il faut que vous soyez d’accord tout les deux et peut-être faire des compromis. Dans vos propres règles vous pouvez tout mettre : un signe en soirée pour donner l’accord, comment fuir d’une soirée qui ne vous plaît pas … Mais surtout vous pouvez changer les règles : avec le libertinage on découvre et on déconstruit certaines croyances.

N’oubliez pas d’aborder l’inconditionnelle question : Voit-on hors couple ?
Voulez-vous la totale liberté ou préférez-vous vivre exclusivement des moments d’intense partage de jouissance a plus de 2. Pour notre part nous avons décidé de ne pas voir hors couple parce que nous aimons nous regarder l’un autre l’autre pendant l’acte. Après, n’aimant pas la possessivité j’ai tenté de changer la règle en « on ne voit pas hors couple mais si ça arrive ça ne fera pas de mal à l’autre » Mais non Lucien ne veut pas et je respecte ça. Il a plutôt remplacer la règle avec « on ne voit pas hors couple donc si on est en soirée et qu’une personne très attirante nous branche, on la drague et on fera ça a trois ».

3. Communiquez avec la plus grande clarté sur vous et vos désirs.

Pour cela il faut s’imprégner du langage, des codes du monde libertin. Il y a autant de façon de libertiner que de personnalités et de fantasmes. Vous pouvez aller voir le glossaire libertin de Partagisme pour vous en imprégner.

Echangisme : La pénétration hors couple est autorisée.
Mélangisme : Il n’y a pas de pénétration séparée, mais milles caresse et coups de langues.
2+2 séparé : Les partenaires s’échangent et vont dans une autre pièce.
Caudaulisme : L’un des partenaires observe sa moitié coquiner avec un-e autre.

Mais ce n’est pas tout, il est important de bien déterminer quel profil de couple vous êtes pour trouver les personnes qui vous correspondent. Il faut être clair et honnête quand on se décrit aux autres et donc trouver un champ lexical sur votre couple. Il est très important d’être en phase avec ceux que vous rencontrez et de ne pas faire de concession ; savoir dire « non » est primordial.

Par exemple avec Lucien on ne pensait pas qu’un couple qui n’embrassait pas nous dérangeait. Une fois dans un jacuzzi avec des anti-salades-de-langue, qui te tripotent en te souriant bêtement et en te regardant dans le blanc des yeux nous avons compris à quel point nous avons besoin de cette divine entrée. Nous n’étions pas assez excités pour aller plus loin. À la fin on s’est aussi rendu compte que ce couple était branché vite-fait vite-joui, et niaient l’existence du point g. Nous avons pris conscience que nous n’échangeons pas assez sur l’essentiel (comment aime t-on faire l’amour ?) avec les autres.

4. Prends le temps qu’il vous semblera nécessaire.

Ne faites pas de concessions et osez dire non quand vous ne le sentez pas : « tout est possible, rien n’est obligatoire ». Prenez le temps de connaître les personnes avant de vous lancer si vous en avez besoin. Renseignez vous sur la sexualité des autres pour éviter les situations déplaisantes par exemple de tomber sur un homme qui te biffle en s’exclamant « tu aimes ma bite…Tu l’aimes comme elle est dure pour toi ? hein ? ». Je vous laisse imaginer le glam de la situation…Lucien a failli pouffer « Merci qui ?… ».

BONUS +++

5. Apprends des autres.

Le sexe est un art où rien n’est acquit, il est indispensable d’apprendre constamment. Échanger librement sur ses pratiques et techniques, voir d’autres manières de faire est une bonne manière d’apprendre. Par exemple on a apprit que derrière le genou c’est assez érogène et que le point g c’est fabuleux.

6. Choisis bien les amis a qui tu en parles.

Surtout éviter de le dire aux amis dont la petite amie est jalouse maladive, vous passerez pour des pervers qui essaye de donner des idées de libertinage à son mec, voir pire, essayer de l’entraîner dans une partouze. Alors que l’une de nos règles est justement « on touche pas aux amis ».

Pour terminer, nous espérons que ce guide vous aidera et dissipera vos préjugés sur le libertinage. En tout cas une phrase pour décrire toutes ces conseils : respecte toi tout en respectant l’autre. Pour toutes questions n’hésitez pas à commenter pour témoigner ou poser des questions.

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4 clés pour une sexualité épanouie.

n°1 Aimes-toi.

Qui est la personne la plus importante de ta vie ? C’est toi. Ce n’est pas être égocentrique mais juste d’être en paix, à l’aise avec soi-même et les autres. Dans l’interview « Comment aimer sans s’aimer » Jacques Salomé (psychologue et écrivain) explique :

La vie sexuelle est fondée sur la rencontre de tous les langages de la communication humaine : langage des sentiments, des désirs, des émotions, de l’inconscient et des sens. Dans la rencontre sexuelle, le manque d’amour de soi va induire des rapports d’exigence, de violence, voire de perversité de type sadique. Celui qui ne s’aime pas peut à la fois tout accepter de l’autre et se vivre comme un simple objet de désir, et traiter l’autre comme l’objet de son propre plaisir. Je repense à cette femme qui s’est, selon ses mots, « révoltée après quinze ans de vie commune ». Elle percevait que son compagnon lui faisait l’amour, non dans le plaisir et l’abandon, mais avec la volonté de vérifier qu’elle lui appartenait, que son corps était sa propriété. Très souvent, le manque d’amour de soi va orienter la vie sexuelle sur des pratiques de possessivité, de consommation, de captation, et d’aliénation de l’autre.

Déjà la première chose à faire c’est de se faire du bien, prendre le temps pour soi, être dans le plaisir sensoriel mais pas que : prendre soin de ses corps (physique, émotionnel, mental, spirituel etc.). Donner c’est bien mais il est aussi important de s’accorder le droit de recevoir gratuitement, sans aucune pression.

Apprendre à s’aimer n’est pas facile, ça demande une déconstruction colossale. Toutes ses années à obéir à ces accords inconscients passés avec toi-même et influencés par ton éducation et ton environnement (« je suis… » , ‘je dois… »). Ces accords dictent tes pensés, actions et ressentis…Donc il vaut mieux que tu en prennes conscience et que tu les maîtrises. C’est ce qu’explique Miguel Ruiz dans « Les quatre accords Toltèques », il en propose 4 fondés sur l’amour plutôt que la peur, pour s’approcher de la « liberté personnelle ». Vous pouvez lire le livre qui est très accessible, tant au niveau de l’écriture que du prix, mais aussi lire ce passionnant article de Energie-Santé –>ici

n°2 Connais-toi toi-même.

Le sexe est une délicieuse symphonie. Si les musiciens ne connaissent pas leurs instruments comment font-ils pour composer un beau morceau ? Pour ça pas de secret : la masturbation. Mais pas comme une pulsion  pour se décharger à la va-vite, non, comme un art. Pour les hommes par exemple, l’habitude de se toucher pour se vidanger rapidement à pour conséquence d’habituer son corps à  un schéma d’excitation rapide et d’éjaculation rapide : d’être précoce quoi.

La masturbation est un art du plaisir où le temps est suspendu, mais aussi un bel exercice. Installe-toi dans un petit nid et prends le temps de savourer, de ressentir, d’arrêter, de recommencer, de jouir, de re-jouir. Sens ton corps se réchauffer, ton clitoris, point g et lèvres se gonfler.

Aussi il est intéressant de se pencher sur la respiration et potentiel de tes muscles du périnée : augmenter le plaisir chez la femme et contrôler de l’éjaculation chez l’homme (et ainsi connaître l’orgasme multiple).

n°3 Vis l’instant présent.

Que tu reçoives ou donnes ne laisse pas ton mental vagabonder n’importe où : l’important est ce qui se passe ici et maintenant. Quand tu reçois, qu’est-ce que tu sens dans ton corps? Laisse entrer ton esprit DANS ton corps, prends le temps et savoure. Lorsque tu donnes mets ton esprit DANS ta main, sens la peau de l’autre réagir sous ta paume, apprécie le toucher du bout des doigts qui frôlent. L’important est de faire taire ton mental qui lui, fuit l’instant présent avec des futilités qui n’ont pas leur place dans un rapport sexuel (performance, jugement, passé ou anticipation du futur…). C’est ce que prône le slow sex : faire l’amour en pleine conscience. C’est une manière de faire l’amour qui s’appuie beaucoup sur l’esprit du Tantra et le Tao.

Un exercice intéressant à faire : Pendant 3/4 heures voire 1h masse ton partenaire ou fait toi masser par lui (tout le corps sans masturber !). La manière de faire importe peu; tu peux frôler du bout des doigts, coller ta paume, utiliser délicatement tes ongles. Laisse ton intuition, tes sensations te guider et utilise la force de l’intention : l’amour est une énergie que tu peux envoyer sur l’autre. Mais attention, pendant 1h il faut se tenir, ne pas se sauter dessus pour se dévorer.

n°4 Commu-nique.

Ton ou ta partenaire n’est pas livré-e avec une notice détaillée. Il faut donc explorer et découvrir l’autre et prendre le temps de se connaitre. Pour cela tu peux en parler, oser verbaliser ce que tu aimes ou n’aime pas, dire non, tes fantasmes, tes craintes. Bien sûr il y a les barrières de la gêne, la pudeur, la peur de vexer, les tabous, la crainte de casser le charme en allant au-delà des gestes qui semblent suffisants. Attention à la la forme, évite le « tu » culpabilisant et parle en « je », n’oublie pas de valoriser ton ou ta partenaire.

Aussi, le sexe est un langage du corps, où il faut savoir laisser celui-ci s’exprimer avec le lâcher prise. Perdre le contrôle et se sentir possédé par le plaisir…Écouter ce langage permet de te guider vers le plaisir de l’autre. Et si tu es empathique c’est encore mieux, tu t’abreuves du plaisir de l’autre. La sensibilité est une vertu, et encore plus dans la sexualité.

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4 mythes sur la sexualité féminine

Ce vendredi 11 décembre 2015  l’association toulousaine « le cri de la chatte » a organisé une super conférence à laquelle nous avons assistés. Ingrid Lebeau, sexologue et formatrice en éducation sexuelle, nous a expliqué avec, beaucoup d’humour, des schémas et surtout de la bienveillance, pourquoi « Un pénis – En mouvement – a rarement fait jouir une femme. » Par le biais de ce titre provocateur elle nous a entre autre démontré 4 mythes sur la sexualité féminine.

Mythe n°1: « Ils vécurent heureux, et eurent beaucoup d’enfants »

Dans le conte avant cette phrase finale les protagonistes endurent toutes sortes d’épreuves pour atteindre cet amour parfait : c’est la séduction digne héritière de l’amour courtois et du romantisme. Le temps de la rencontre est créateur d’énergie, de frénésie et de passion. Mais voila, cet élan amoureux dure 6 à 8 mois et est du aux hormones afin de valider et consolider le couple pour procréer. L’amour ça ne marche pas comme dans un conte, l’élan des débuts s’essouffle avec le quotidien, les enfants et la fatigue. La passion est un grand feu qui a besoin d’être sans cesse attisé pour durer..

Mythe n°2 : Le plaisir sexuel m’est donné par l’autre.

Alors déjà le plaisir sexuel c’est très personnel car ça se vit dans son propre corps. Mais surtout n’importe qui ne peut jouir sans accueillir mentalement cette jouissance, sans lâcher prise. Si, pendant l’acte, tu penses « qu’est ce que je vais faire a manger ce soir », « J’espère qu’en levrette il ne voit pas mes bourrelets » et surtout « oh il faut absolument que je jouisse sinon il va se trouver nul ». Donc on arrête ce culte de la performance mais surtout cette pression ! La pression ça ne se subit pas, c’est uniquement dans une pinte que c’est bon. Le sexe c’est mieux que ça tout de même.

Mythe n°3 : Hommes et femmes ont la même sexualité

Voici une courbe de la réponse sexuelle mixant le modèle de Masters et Johnson, le modèle de Kaplan, et le modèle de David Reed.

Ce graphique symbolise bien les rapports « magnétoscopes » : Play, avance, recule, avance, recule, stop, eject et veille. Après l’éjaculation c’est fini, le désir retombe, occulté par la saturation d’endorphines; c’est chimique. La femme, souvent, se calque à ce schéma avec un seul petit orgasme. Alors que le premier n’est que l’ouverture d’une symphonie grandiose. L’idéal est, pour les deux partenaires, de suivre la même partition et de ne pas composer chacun de son coté, d’écouter l’autre.

Mythe n°4: Il y a des clitoridiennes et des vaginales.

 Non un clitoris est semblable à un iceberg : une petite partie émergée et une plus grosse immergée. C’est Freud qui à introduit cette idée fausse; les clitoridiennes étant des nymphomanes immatures, les vaginales elles, étant considérées comme de bonnes reproductrices car elles jouissaient avec le conduit matriciel. Le clitoris s’étend du vagin (point G) à l’aine en passant par l’anus et les lèvres. Il n’existe pas de dualité clito/vagin dans l’orgasme mais une unité anatomo-fonctionnelle, un continuum.  Une forme d’orgasme, différentes intensités mais plusieurs points de départ. Tu imagines un accouchement dans un vagin blindé de terminaisons nerveuses?
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Ode a ma prostate

prostate divine

 

Toi qui reste un tabou dans la sexualité masculine ; toi qui est associée au plaisir anal réservé aux Gays. Toi qui est mise au ban par les Virilistes de toutes sortes dont les seuls mots d’amour qu’ils pourraient te porter seraient : «moi me faire défoncer la rondelle ? Jamais, y a que les pd qui font ça, et en plus c’est sale ». Par contre retourner le derrière de leur conjointe comme un champ de fraise ça ne les dérange pas. Hors messieurs vous passez à côté de quelque chose, l’orgasme qui rendrait jaloux n’importe quelle femme. Le Graal du plaisir, un décollage en orbite, la grande foire aux spasmes, un moment de lâcher prise totalement hallucinant. Le plaisir prostatique, seul ou accompagné/e reste une aventure, une découverte de son propre corps semblable à nos premiers émois onanistes adolescents.C’est une pratique qui m’a toujours intrigué, mais il a fallu des années avant d’assumer mon identité de Queer et plus précisément de reverse boyfriend . Au début en solitaire, avec un doigt, puis des objets du style bougie ou goulot de bouteille et enfin en couple avec un toys en verre qui peut être plus dangereux pour les dents que pour l’anus ( mais ceci est une autre histoire).

 

Mais vous devez vous demander : qu’est ce que ça procure? Et bien si l’on appelle l’orgasme la petite mort celui ci peut carrément se targuer d’en être la faucheuse en personne Afin de l’atteindre il faut travailler son côté cérébral qui est primordial pour pouvoir connaître cette extase. Chaque homme est différent, tout dépends la sensibilité mais un orgasme prostatique pour ma part se rapproche plus de l’orgasme féminin. Ses ingrédients, de l’excitation, du lâcher prise, et une détente extrême. Je ne vais pas vous faire de tutoriel, mais plutôt vous conter mon tout premier tête a tête avec ma prostate où j’ai conclu de façon relativement marquante. Avant une petite mise en situation va vous aider a comprendre pourquoi elle fut si violente et est gravé a jamais dans mon esprit. Tout d’abord il devait faire 15 degrés dans ma chambre, j’étais nu comme un ver et surtout la cerise sur le gâteau je m’étais dégusté a moi tout seul un joint généreusement chargé d’une weed sativesque particulièrement forte et motivante. Le décors est planté , nous pouvons lancer la séance!

 

Ma première fois fut donc d’une violence extrême, le plaisir est allé crescendo, une sensation étrange. Comme une vague de jouissance et de picotements qui ont commencé à envahir mon corps tout entier. Jusqu’à arriver sur la brèche car d’un coup ça a été une explosion de plusieurs mégatonnes de dynamite dans mon corps. Des spasmes incontrôlables pendant plus d’une minute, une éjaculation lente et non saccadée. Une sensation de bien être extrêmement marquante, j’étais en nage et bouillant. La suite va vous montrer pourquoi je vous ais dit que l’orgasme prostatique était la faucheuse. Je décide après dix minutes de transe,( car oui ce fut long, agréablement long) de filer prendre une douche. J’ai commis la fatale erreur de me lever d’un seul coup, et la le spectre du malaise vagal qui frappe. Une sensation de froid extrême, je me met à convulser, ni une ni deux je me jette sous ma couette en m’enroulant comme un nem dans celle ci. Me servant de mon souffle pour me réchauffer, je réussis au bout de cinq minutes à glisser une main hors de mon abris afin d’attraper des vêtements m’habillant à même sous l’édredon (bonnet et capuche compris dans le lot ). Je n’ai plus compté le temps à partir de ce moment là, ma température corporelle est remonté, les spasmes ont cessés et je me suis finalement endormi comme un fœtus dans le ventre de sa mère. Cette expérience fut tout aussi marquante que flippante, j’ai eu l’impression que mon corps s’éteignait comme une flamme malmenée par un ouragan. N’ayez pas peur, les conditions n’ont pas aidées ; je pense que peu de gens ont vécu une première fois similaire a la mienne.

 

Depuis j’ai pu connaître de nouveau cette extase grâce a ma moitié et pour que ce soit parfait rien de tel que de coupler la stimulation de la prostate avec la fellation, le plaisir n’en est que décuplé. A chaque fois je me suis retrouvé avec mon corps totalement hors de contrôle, une jouissance venant par vague, de plus en plus forte comme rider sur un tsunami.

 

Donc laissez vos préjugés et ce tabou de la pénétration anale de côté messieurs, quel dommage de passer à côté du Point Break de l’orgasme , le nirvana , un décollage en orbite avec une agréable redescente en parachute.
Voici le tuto de CulPouhiou sur la sodomie :
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Nos premiers pas dans l’univers libertin : entre déconstruction et découverte.

Amoureux depuis presque deux ans, nous avons décidé de franchir un cap dans notre relation, le libertinage. Imaginez, vous avez le vertige, mais malgré tout, vous décidez de vous lancer dans un saut à l’élastique, à la fois excitant et effrayant.

Gérard Rancinan : Décadence Notre idée reçue du libertinage.

Très ouverts et libéré, notre rencontre a été pour tous les deux une révélation sur le plan sexuel et relationnel : nous sommes sur la même longueur d’onde. Tous les deux nous avons explorés et découvert ce qu’est vraiment une relation qui nous corresponde entièrement. Nous aimons chacun l’autre pour ce qu’il est vraiment, en cultivant nos différences et individualité, le tout avec une grande complicité, de la communication et beaucoup d’amour. Tous les deux hypersensibles, nous n’acceptons pas d’être privé de notre liberté ce qui a été le cas de par nos relations passés. Ensemble, nous nous sommes peu à peu lâché et exploré nos désirs (sodomie, orgasme prostatique, jeux de domination/soumission, shibari, sextoys etc). Mais il restait encore un fantasme tabou inavoué dont on parlait de temps en temps: le sexe à plusieurs.

Par Dany : Trois langues et six mains pour lui tout seul !

Ce qui nous intéresse dans le libertinage c’est le partage, la convivialité et la sensualité. Inviter un couple, un homme ou une femme dans notre intimité : partager un bon repas, des jeux de regard, des rires puis une main qui glisse le long d’une cuisse…Retrouver à plusieurs ce qu’on vit à deux.
La déconstruction, plus facile a dire qu’a faire. Surtout quand on a été élevé dans la sacro sainte fidélité du couple, le romantisme pur et dur, la dualité occidentale. Se donner a une seule personne, tel un couple d’inséparables. Être amoureux-se ne rime-il pas forcément avec fidélité ? Dois-je quitter mon chéri-e pour quelques coups de bite mal placé ? Car ce qui provoque souvent l’implosion des couples est la routine sexuelle, l’extinction progressive du désir et l’infidélité. L’amour, est il plus que du sexe ?

Dans le règne animal la partouze existe aussi !

Néanmoins le libertinage n’est pas à la porté de tous, certains y arrivent avec une facilité déconcertante, d’autres ne le conçoivent pas et certains prenne le temps de la déconstruction. Voir son partenaire amoureux besogné par quelqu’un d’autre et y prendre du plaisir n’est pas chose facile, le sentiment d’être bafoué, fait cocu comme l’a toujours hurlé notre société.
Il faut au contraire prendre le temps, ne pas se jeter dans le vide les yeux bandés surtout si l’on choisi cette voix en couple. La recette est plus que simple, son ingrédient majeur est la confiance saupoudrée d’une bonne dose de communication. Il faut tout se dire, et surtout savoir dire non. Prendre le temps de connaître celui , celle ou ceux qui vont partager l’intimité sexuelle du couple. Le libertinage n’est pas comme les laissent entendre les préjugés de la  » Bonne Grosse Baise « , tout comme la pornographie dont abreuve internet. Une rencontre en couple ce n’est pas du Jacquie et Michel gras et velu, ça peut tout simplement être l’inverse. Lorsque nous nous sommes rendu compte de ce qu’était vraiment « l’esprit libertin » suite a nos premières rencontres et discussions sur le site Place Libertine nos préjugés se sont effondrés comme un château de cartes. Pour nous cet univers était celui des stéréotypes habituels, Bling-Bling, Matuvu, Beauf, mais finalement ce fut une agréable surprise.

Mythe numéro 1 : tous les libertins ne ressemblent pas à Patrick Sébastien !

Pas de performance, de compétition, pas de concours esthétique, seul la complicité, le feeling compte. Tout le monde est sur un pied d’égalité, se mettre a nu devant des gens que l’on ne connais pas; se faire plaisir a plusieurs, ne laisser personne seul de son côté. Tout le monde doit prendre son pied que ce soit physiquement ou de façon plus cérébrale. Le plus difficile au début est de séduire en présence de sa moitié; une impression d’être de nouveau un adolescent découvrant les jeux de séduction. Comment se lancer, comment oser? Voilà pourquoi il est plus que conseillé d’y aller progressivement. Le libertinage n’est pas un marathon mais plus une course de fond. Tout dépends de ce que chacun recherche, pour notre part c’est plus dans le suivi. Se revoir, passer de bon moments même si ça ne dérape pas, faire monter la température progressivement, jouer avec la frustration. C’est justement ceci qui est le plus excitant, tout en restant dans le plus grand respect des autres, si l’on ne veut pas ça ne se fera pas. C’est tout simplement une amitié coquine, l’exaltation des sens mais où aussi les rencontres humaines priment.
Il faut juste arriver a concevoir le partage avec son propre couple, pour le plaisir de l’autre et vice versa. Une aventure qui en plus de pimenter notre vie sexuelle pourra renforcer le couple en mettant en pratique les conseils, les techniques et les positions que pourront vous apprendre les autres.

Convivialité et bonne bouffe, passons du rire a fellation !